Michaël Potier & Auntsoot
"Le carnaval des cul-de-jattes couverts de tisons."
Poésie noire des fêtes foraines incandescentes.
Le sol est jalonné de membres humains gluants et disparates,
d’ampoules électriques éclatées,
de confettis de toutes les couleurs possibles
(et impossibles),
d’excréments fumants,
de crucifix couverts de glaires inconnues,
de sang chaud
et de foutre.
Les caravanes hurlent des chiens de prairie.
Puis elles vomissent des clowns ambidextres
munis de hachoirs écarlates.
ANTI-JAZZ À LA SAUCE DE GLOBE OCULAIRE (N'est-ce pas mesdames?!?)
J’aime ce bruit.
Surtout quand il est insidieux.
J’aime le verbe
quand il remonte l’échine
avec un coutelas.
Froid.
Glacial.
Ravissant.
J’aime.
J’aime.
J’aime.
MÉLANCOLIE MYSTÉRIEUSE DES MIROIRS CORROMPUS.
Il fait bon festoyer
pendant que le Soleil devient supernova
et fait fondre les forains
dans une grande danse païenne finale.
Wicker Man terminal.
Les yeux fondent en dernier.
Ils font !POP! en éclatant.
Et moi
j’ai éjaculé
un slinky roux.
-Sir Kuliktavikt